Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'invention de Hugo Cabret

L'invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick

Rayonnage : Roman Junior

http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2011/11/08/212351/images/Hugo%20Cabret%20et%20bandeau.jpg

 

Résumé

1930. Hugo Cabret, orphelin de 12 ans, vit seul dans les entrailles de la gare Montparnasse. Il doit se faire oublier : les orphelins et enfants errants sont attrapés par le chef de la sécurité, qui ensuite les confie à un orphelinat. Hugo ne veut pas y aller, car il a un rêve : reconstruire et réparer l'automate extraordinaire que son père trouva un jour dans le grenier d'un vieux musée. Un automate capable d'écrire : lui transmettra-t-il un message d'outre-tombe, de la part de son père ?

 

Mon avis

Un roman original et très sympathique à lire et à admirer. Il mêle à la fois le verbe et le trait. L'enchaînement des dessins, très nerveux et bien mis en scène, est un relais naturel au texte, et il n'y a aucun agacement à passer de l'un à l'autre : l'histoire de poursuit naturellement, sans heurts, ni longueur.

Que dire sur l'histoire, sans en révéler beaucoup ? Le héros est très attachant, je n'ai pas eu de mal à le comprendre et à le suivre dans sa quête. J'ai beaucoup aimé l'hommage que le roman rend aux premiers temps du cinéma, notamment aux oeuvres de Méliès (il y a de véritables photos tirées de ses films). Isabelle, la jeune fille qui l'aide à surmonter les obstacles, est également très attachante, quoiqu'un peu agaçante par un petit côté je-sais-tout, qui heureusement se fait discret dans l'ensemble du roman.

Les personnages secondaires sont assez bien campés. Nous avons le vieux marchand de jouets, accablé par la vie et par le destin, désabusé et cassé ; sa femme, qui est son soutien et son moteur ; le chef de gare (ou l'inspecteur), terrible source de frayeur pour l'orphelin ; Etienne, l'ami cinéphile, qui se trouvera à point nommé pour aider Hugo dans sa quête ; le vieux libraire, que l'on voit peu, mais qui m'est très sympathique... A petites touches, nous en savons suffisamment sur chacun pour les aimer ou le détester (à vous de voir qui est concerné par chaque pronom ! ).

L'intrigue est classique, un héros qui veut accomplir son rêve et trouver son utilité dans le monde, et qui doit surmonter plusieurs obstacles, mais la nouveauté réside dans le découpage en mots et en dessins. Les dessins sont tous en noir et blanc, aux traits fins (des crayonnés, sur doubles pages cernées de noir) et découpent l'histoire en scènes très cinématographiques. Ils ne sont pas une répétition du texte, mais ils le continuent sans difficulté. Il me semble d'ailleurs difficile de sauter des pages dans la lecture, car alors on ne comprendrait plus tout !

 

Une fois n'est pas coutume, je vais aussi parler longuement du film qui en a été tiré.

Ce roman a été adapté au cinéma par Martin Scorsese, et le film était visible dans les salles obscures au moment de Noël. J'ai eu l'occasion d'aller le voir, et je dois dire que je n'avais pas eu le temps de lire le roman avant. L'habituelle différence entre le roman et le cinéma est bien présente (des coupures dans le texte, et des éléments ajoutés pour donner plus d'épaisseur aux personnages secondaires), mais j'ai aussi retrouvé dans les dessins des scènes du film. Le cinéaste a été très fidèle en cela à la création de l'auteur.

Là encore, j'ai aimé pouvoir m'imprégner des premiers films du cinéma, depuis "Le train entrant en gare de la Ciotat" jusqu'aux films de Méliès. Certains de ces films ont été retravaillés pour la 3D, c'était très impressionnant !! La reconstitution du studio de Méliès était bien intéressante, et nous avons eu l'explication d'un de ses trucages, avec la mise en scène de scènes sous-marines. Un très bel hommage !!

Petit bémol cependant : le film parle de "Papa Georges et Maman Jeanne" ; dans le roman, ils sont "Papi Georges et Mamie Jeanne". Il aurait p-être fallu que les traducteurs de l'un et de l'autre s'accordent pour ce détail, car au début de ma lecture cela m'a gênée. Je trouve que la version du film, "Papa Georges et Maman Jeanne" coule mieux, est plus facile à dire et à entendre. Mais bon, ce n'est qu'un détail, et il ne gâche vraiment ni le film, ni la lecture, que je vous recommande tous deux !

Lisbei 15/02/2012 11:28

tiens, tu me donnes envie, j'avais zappé ce roman et le film !
Bisous !

Bernie 15/02/2012 18:52



Ca tombe bien, ta PàL commençait à baisser... ;-)


Tu me diras ce que tu en as pensé, si tu te laisses tenter, moi j'ai beaucoup aimé ! ^^