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Moi, Milanollo, fils de Stradivarius

Moi, Milanollo, fils de Stradivarius, de Jean Diwo

Rayonnage : roman historique

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Résumé

Il lui en est arrivé des aventures, à ce violon sorti de l'atelier de Stradivarius en 1728 ! Il s'appelle le "Milanollo" et c'est lui qui raconte ses trois siècles d'existence.
C'est dans une petite principauté allemande, où Bach est maître de musique, que Coucher de Soleil (c'est ainsi qu'il a été baptisé à Crémone) révèle entre les mains du célèbre compositeur baroque le timbre et la puissance qui feront sa gloire.
Le violon au vernis rouge feu sera ensuite offert au régent de France qui le fait jouer par les virtuoses de la cour. Mais la vie d'un violon de race n'est pas une longue et tranquille mélodie : l'un de ces virtuoses, Jean-Marie Leclair, est assassiné et son Stradivarius volé. L'instrument manquera de finir ses jours abandonné, blessé, délabré dans la vitrine d'un brocanteur. Sauvé par un luthier parisien, notre violon fuira la Révolution en Angleterre dans les bagages du grand interprète Viotti à qui le collectionneur Dragonetti l'achètera. À Londres, il sera joué par Paganini avant d'être légué à la belle Maria Milanollo, virtuose prodigue qui lui donnera son nom actuel.
Une nouvelle vie commence pour le Milanollo qui connaît plusieurs propriétaires, de Bombay à Paris en passant par Genève, apparaissant sur les plus grandes scènes mondiales entre les mains des plus grands instrumentistes. Aujourd'hui, il appartient à un collectionneur genevois qui le prête au jeune virtuose Corey Cerovsek.

 

Mon avis

En partant d'un violon réel et connu dans le monde entier, en racontant son histoire véritable, Jean Diwo nous entraîne dans une course folle à travers la musique et toute l'Europe. De grands noms l'ont fait chanter, vibrer, et fait reconnaître en de multiples endroits. Une vie mouvementée, racontée à la première personne par le violon lui-même. Il est très amusant de voir comment l'auteur cherche à transposer les émotions humaines sur un instrument de musique (voir l'épisode avec Fleur, la guitare !), et la façon dont le violon raconte ses aventures, ses conversations avec ses collègues, ses ressentis, est très agréable.
Auteur de nombreux romans historiques à succès, dont la série Les violons du Roi (prémisses, en quelques sortes, de ce roman), Jean Diwo prête sa plume alerte et agréable à un instrument exceptionnel pour lui redonner vie... Ce roman est à la fois biographique et historique, ce qui en fait une belle originalité, et un ouvrage à ne pas manquer... Il manque juste la bande-son pour accompagner la lecture ! (-.^)