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Le théorème de Kropst

Je suis actuellement coupée du monde numérique, un changement d'opérateur fait que nous n'avons plus ni internet, ni télé, ni tél fixe... J'écris donc ce billet très tardivement, de chez mes parents. J'espère pouvoir bientôt me reconnecter de chez moi : ça va être les vacances, galère galère ! ;-) J'ai quelques billets d'avance, vous ne serez donc pas sans lecture, mais je m'excuse de ne pas répondre si vite à vos commentaires... ni de venir faire un tour sur vos blogs ! @ très vite j'espère !

 

***

 

Le théorème de Kropst, d'Emmanuel Arnaud

Rayonnage : roman

http://meucciagency.com/upfiles/libros_portadas/libro_111125215538_LE_THEOREME_DE_KROPST.jpg

 

Résumé

Laurent Kropst est en Math' Sup' à Louis-le-Grand. Il se maintient à la dixième place du classement général, ce qui lui permettrait d'intégrer une Spé étoile à la rentrée suivante. Jusqu'au jour où il récolte un 3 à un devoir de mathématiques, et une misérable 32ème place. Adieu tous ses rêves de grandeur et de gloire ! A moins que...

Laurent ouvre les yeux, et découvre un autre monde, celui des filles de khâgne, à la culture générale impressionnante, à la capacité de lecture inégalable, et aux conversations passionnantes...

 

Mon avis

Si vous connaissez un peu l'univers des grandes écoles, vous y trouverez plaisir, si comme moi vous n'y connaissez rien, passez votre chemin, ce roman n'est pas fait pour nous !


Un roman assez court, heureusement pour moi, qui n'ai pas trop apprécié l'ensemble. Il parle d'un monde que je ne connais pas, celui des grandes écoles et des prépas prestigieuses, avec un vocabulaire qui m'a souvent semblé un peu obscur, s'adressant aux initiés, à ceux qui ont suivi ce même parcours. Je m'en suis sentie plutôt exclue, pauvre étudiante de fac que j'ai été.

Je n'ai pas aimé le début, qui prend trop brusquement pied dans le quotidien de cet élève ni brillant, ni mauvais, mais ordinaire. Beaucoup de private jokes, dès le début, m'ont un peu déstabilisée. Je n'ai pas aimé la suite, où l'on décrit tous les personnages qui peuplent la prépa de Laurent.

J'ai commencé à apprécié quand on est passé du côté des khâgnes, j'ai bien ri à la description de certains phénomènes, j'ai aimé l'évolution du regard que portait Laurent sur les littéraires, regard qui change rapidement au fur et à mesure qu'il les fréquente davantage. Mais je n'ai pas aimé la fin, trop brusque encore à mon goût. L'impression que la bosse des maths n'est rien si on n'est pas aussi un peu arriviste et calculateur m'a un peu fait froid dans le dos. La morale de l'histoire n'est pas celle que j'attendais... Pourquoi ne pas abandonner Bernoulli pour Balzac, les calculs à rallonge pour les longues soirées de lecture, les asociaux pour les ultra-sociables ?

Mon sentiment reste donc mitigé face à ce roman, voire globalement négatif.

 

Un autre avis

Cependant, ma mère a également lu ce roman et a été très enthousiaste, trouvant que c'était tout à fait réaliste, on y sentait le vécu de celui qui y était passé.  Il peut permettre aussi à ceux qui ne l'ont pas connu les difficultés dans les relations humaines que peuvent rencontrer ces cerveaux. Elle-même a suivi ces études, elle sait donc de quoi parle l'auteur.

Il me semble donc que c'est un roman qui s'adresse principalement à ceux qui ont eu l'expérience de ces classes prestigieuses, où le classement et le travail acharné sont tout le quotidien des élèves surdoués qui les intègrent. 

Labrige 18/04/2012 19:12

" ... n'ai pas dû dépassER la page 5 de guerre de paix ..."

Désolée .... Décidément, Guerre et Paix ne me réussit pas !!!

Bernie 20/04/2012 18:59



^^



Labrige 18/04/2012 19:09

Bien sûr, dans ce roman, il y a de la caricature, mais certains caractères sont bien perçus. Il n'y a pas que des travailleurs acharnés du moins pas dans toutes les prépas ! Celle qui est décrite
est particulièrement spéciale .... si j'ose ce jeu de mot !!! J'ai aussi beaucoup apprécié le professeur de mathématiques qui revit un peu ce que le héros subit et qui sait faire preuve d'humanité
dans ce monde de fous ...
Je précise à ma fille que malgré la nécessité de calculs à rallonge comme elle dit j'ai énormément lu pendant mes années de prépas, et je me souviens en particulier des contes fantastiques de
Maupassant (et pour le fun, j'ai dû me lire presque l'intégrale dans la foulée, je n'aime pas faire les choses à moitié), puis Oncle Vania de Tchekov (et là aussi quelques pièces supplémentaires
pour me convaincre que les pièces russes n'étaient pas mon fort, et lire aussi un peu de Pouchkine pour voir les différences de traitement de l'âme russe par des auteurs différents .... mais j'ai
calé sur des romans plus toufffus et n'ai pas dû dépassé la page 5 de guerre de paix .... personne n'est parfait), encore pour le lycée l'Espoir de Malraux (mais je me suis dispensée d'en lire
d'autres), pour le plaisir des pièces de Salacrou, de Giraudoux, de Claudel (oui, de la littérature), un peu de Balzac (la collection complète se trouvait sur l'étagère en face de mon lit pendant 4
ans, dans le bureau de papa quand j'étais en lycée, puisque je n'ai eu de "vraie" chambre qu'en entrant en terminale) et beaucoup de Victor Hugo (les romans, les poèmes, les pièces de théâtre), un
peu de Kafka (pour entretenir mes angoisses face à la bureaucratie !), et pour les vacances la recherche du temps perdu de Proust (là, c'était vraiment pour le plaisir personnel, aucun prof n'osant
suggérer ce genre de lecture !!!!) J'en oublie certainement .... tous les polards classiques faciles à lire(Lupin, Rouletabille, Sherlock Holmes, Poirot, Miss Marple ....) et quelques américains
plus "noirs" que Papa rapportait des voyages en train entre Rouen et Paris, et qui atterrissaient dans son bureau ... J'ai failli oublier les Rostand (recherchez les prénoms et les liens de parenté
des auteurs de Chantecler, Cyrano de Bergerac et les Carnets d'un biologiste !) Par chance, je dormais très peu et lisais vite !
Je suis sûre que j'en ai oublié tout plein : Shakespeare (que j'ai un peu plus lu plus tard à Normale Sup), un peu de Chateaubriand, et autres poètes (je n'aimais pas trop les oeuvres romanesques,
mais i faudrait que je comble cette lacune) ..........
Oui, on peut faire des classes prépas, et se cultiver !!!!

Bernie 20/04/2012 18:59



Digne mère de moi... Vous ne vous demandez plus d'où je tiens ma logorrhée scripturaire !